Mon arbre vaut cher

mon arbre vaut cher

Qu’ils soient la propriété d’une personne, de la municipalité ou du pays, les arbres valent de l’or. Et non, cette affirmation n’est pas du tout exagérée si on prend le cas des centres urbains, où la valeur économique des arbres se reflète dans la réduction des coûts de climatisation et de chauffage, à condition qu’ils soient plantés aux bons endroits. De nombreuses études ont également prouvé qu’ils apportent une plus-value aux propriétés. Une ville qui se veut prospère doit donc mettre les arbres au cœur de sa politique de développement durable. Mais quelles en sont les retombées économiques ?

Des économies, encore et encore

En procédant de manière méthodique et en faisant attention à certaines caractéristiques, il est possible de réduire sa facture de climatisation et de chauffage à l’aide des arbres. Pour atteindre cet objectif, il faut donc les planter à des points stratégiques en prenant en compte la direction des vents dominants. En plus, l’orientation de la maison est un paramètre à ne pas négliger. Cela est encore plus important lorsqu’on souhaite agrandir la maison en lui ajoutant une construction extérieure, telle une terrasse en bois ou un patio. Selon une étude récente, on peut réduire de 15% sa facture de chauffage en plantant de manière intelligente des arbres autour de la maison.
En ce qui concerne la municipalité, elle gagnera plus si elle adopte une politique favorisant les espaces boisés. En effet, une forte présence d’arbres rend les centres urbains plus attractifs et pousse les citadins à y chercher des logements. De nombreuses villes canadiennes, comme London en Ontario ou Montréal au Québec, ont compris le concept et accordent une place importante aux espaces boisés dans leurs plans d’urbanisme. Dans un tel cadre, il est alors plus facile d’inclure le bois dans des constructions extérieures parfaitement intégrées au reste de la maison. À Montréal par exemple, on voit se multiplier les patios et les terrasses en bois à design moderne et respectueux de l’environnement. Le plus souvent réalisées en essences résistantes aux intempéries, telles le cèdre ou le bois ipé, ces constructions sont le meilleur exemple de confort en parfaite harmonie avec la nature environnante. Dans la même logique, une clôture en bois sera toujours préférable aux autres matériaux de construction pour préserver le cadre naturel du jardin.

Mon arbre, levier de développement

Un autre impact des arbres sur le plan économique est la réduction des infrastructures de drainage. Celles-ci sont en effet très présentes dans les milieux habités, et la présence de couvert arborescent réduit de 7, voire 22%, les eaux de ruissèlement. Ces derniers vont en général dans les canaux d’évacuation, mais leur réduction ne nécessite donc plus de telles infrastructures. En somme, on fait de précieuses et énormes économies sans débourser grand-chose. Il suffit tout simplement de planter les bonnes essences d’arbre aux bons endroits.

Les routes bénéficient également des bienfaits économiques des arbres. Grace à leur fonction de thermorégulateurs, l’asphalte est moins soumis aux phénomènes de rétraction et d’extension. Il y a donc moins à investir dans sa rénovation. En plus de tout cela, les propriétés voient leur valeur foncière augmenter. Et si vous y ajoutez un patio ou une terrasse en cèdre ou en bois ipé, non seulement vous donnerez du caractère à votre maison, mais vous ferez aussi un bon investissement à long terme (sans mentionner les avantages d’une climatisation naturelle et tous les autres atouts cités plus haut).

Ce que vous avez à faire c’est de vous rapprocher des spécialistes pour déterminer la meilleure manière de développer votre projet, que ce soit juste pour planter les bonnes essences pour protéger votre maison ou même vous offrir un coin de détente sous la forme d’un beau patio en bois!