Bois brûlé Yakisugi, cette technique venue du Japon

Clôture en bois brûlé Yakisugi, cette technique venue du Japon

Faire du neuf avec du vieux, c’est une technique et un principe auquel nous sommes de plus en plus habitués. Mais construire avec des cendres, c’est un peu le concept poussé à son paroxysme ! Et pourtant, le bois brûlé Yakisugi est utilisé depuis des siècles au Japon.

Le bois brûlé Yakisugi

La technique de carbonisation du bois, appelée Shou Sugi Ban, le rend quasiment indestructible. 

Nos amis nippons brûlent en surface des planches de cèdre blanc ou de mélèze (on peut utiliser d’autres essences, mais ce sont celles qui offrent le meilleur rendu) depuis des milliers d’années. La technique de combustion laisse une pellicule naturelle de carbone. On brosse ensuite les cendres et on arrose le bois avec de l’eau et une huile naturelle, ce qui protège le bois, aussi bien en surface qu’en profondeur. Le produit fini est appelé Yakisugi. On peut alors utiliser ces planches pour la construction de meubles, comme finition des murs intérieurs et pour le revêtement extérieur de maison. Il est aussi possible de l’utiliser dans la construction de clôtures en bois, ce que je n’ai pas encore eu la chance de faire, et dès que l’occasion se présentera je vous reviendrai avec mes commentaires et des photos!

Les avantages

Une option environnementale : biodégradable, renouvelable, durable, une essence locale et non menacée, et ne nécessitant aucune utilisation de teinture ou autre agent chimique.

  1. Un choix esthétique : grâce à différentes techniques, palette de choix de coloris naturels immuables dans le temps, avec un fini d’une extrême élégance, chaleureux et étonnamment contemporain. Un rendu haut de gamme et design, qui donne un cachet rare à votre résidence, qu’elle soit rustique ou de style industriel. Le Yakisugi ne se colore pas. Selon le procédé utilisé on peut lui donner un aspect différent (contrasté, clair, noir sombre, rainuré ou veiné), mais la palette finale est limitée à des aspects naturels et des tons chaleureux.
  2. Haute résistance : la carbonisation rend le bois résistant aux UV, à l’humidité, aux éléments, à l’eau, à la moisissure et au feu. Solidifié et saturé, le bois est rendu parfaitement étanche et avec des propriétés ignifuges (on combat le feu par le feu!). Il résiste également très bien aux insectes, qui détestent le bois brûlé.
  3. Rentable : il est un peu plus cher à l’achat que le bois brut, puisque c’est un produit fini. Mais c’est véritablement sur l’entretien, la protection et la longévité que vous gagnerez en rentabilité puisque vous n’aurez pas à investir en produits ou interventions pour maintenir son état.

 

Au Québec, bien que le Yakisugi soit encore très peu connu, le mot est passé entre les architectes et designers et les principaux producteurs comme arbresetbois.com et espace-bois.ca ont du mal à satisfaire la demande!

Crédit photo : Arthur Lecoeur