Un futur béton écologique amélioré grâce… au bois

nanocellulose comme additif au béton

Savez-vous ce que sont les nanocristaux de cellulose ? Ce sont des nanomatériaux (des particules) de fibres de bois. On les teste actuellement dans l’industrie comme additifs sur plusieurs matériaux : l’encre, les bioplastiques

Cet engouement est né d’un simple constat : ils sont bon marché, renouvelables et améliorent les propriétés de nombreux matériaux. Mélangés au plastique ou au béton, ils les rendent beaucoup plus résistants.

Un matériau durable et économique

Les particules de la cellulose de bois sont très petites, ce qui leur permet de se coller aux particules de ciment, les renforcent, en contrôle le séchage et empêchent qu’en séchant le béton ne fissure par exemple.

Lorsqu’on sait que chaque année ce sont quelque 4,3 tératonnes (une tératonne est mille milliards de tonnes) de béton qui sont utilisées dans le monde, le marché potentiel de la nanocellulose dans l’industrie de la construction semble plein de promesses !

Le monde de la construction devrait pouvoir se diriger vers des éléments en béton préformés testés en atelier et assemblés en phase finale sur place, grâce à la nanocellulose.

Les formules et techniques de production massive de nanocellulose de bois devraient rapidement être finalisées, au point et opérationnelles. Sa production, qui est à ce stade encore assez minime, a donc de belles chances de faire un bond en avant dans les années à venir et le Canada devrait faire partie des précurseurs sur le marché du béton écologique.

Le bois vient au secours du béton et le rend plus solide

Il se trouve que le Canada est en tête de la production de nanocristaux de cellulose, en raison du produit premier dont le pays dispose à foison : les arbres.

Les propriétés de la nanocellulose sont à l’heure actuelle en pleine phase de recherches et développement et le secret est très bien gardé par les ingénieurs en charge de déposer des brevets. On sait simplement que ses applications pourraient être multiples, et que l’industrie bétonnière a de larges vues sur cette nouvelle ressource.

À l’avenir, on pourrait avoir besoin de moins de béton et le payer moins cher tout en le rendant de meilleure qualité. Et surtout, cela diminuerait l’émission de gaz à effet de serre du béton écologique, la pollution émise par son processus de fabrication et de transport, ce qui consisterait en une amélioration écologique très significative : une réduction de 15 à 25 % du CO2 de ce matériau durable en comparaison avec son « ancêtre » le béton.